Avant la fondation
(Source : Wikipédia-MC) - Le premier français a avoir découvert Québec est Jacques Cartier, en compagnie de Jean-François de La Rocque de Roberval le 7 septembre 1535. Ils découvrirent un village nommé Stadaconé, et furent accueillis par Donnacona, le chef indien de ce village. Malgré cet accueil chaleureux, il décida après deux jours de continuer son chemin sur le fleuve, où finalement, le scorbut emportera son équipe et décida de retourner à Stadaconé.
À son retour, il constate que des hommes sont en train de construire un fort, à Sainte-Croix, lieu actuel près des ponts de Québec et Pierre-Laporte.
Les relations se sont un peu tendues avec les Amérindiens. Ils affrontent aussi la rigueur de l’hiver québécois. En effet, 110 des 145 hommes de Cartier contractèrent le scorbut mais finalement il découvre un remède pour les sauver : une infusion faite d’annedda (cèdre blanc), mais 25 hommes mourront quand même.
Une fois le printemps revenu, Cartier se sent prêt à revenir en France tout en renforçant sa position dans la vallée du Saint-Laurent.
Par contre, Agona, un Amérindien, aspire aux pouvoirs face à Donnacona. Cartier décidera de retourner en France avec ce dernier et ses enfants, pour les protéger, le 3 mai 1536 en promettant de revenir d’ici un an. Il abandonnera son bateau, la Petite-Hermine, faute d’hommes. Il quittera avec une dizaine d’Iroquois et 4 enfants qu’il lui ont été donnés à l’automne précèdent. Il arrivera à Saint-Malo, en France, le 16 juillet 1536.
Le 23 août 1541, Jacques Cartier est de retour à Québec pour s’y réinstaller. En effet, il construira un nouveau bâtiment à l’embouchure de la rivière Cap-Rouge, qu’il nommera Charlesbourg-Royal, puisque l’ancienne, à Sainte-Croix, n’était plus sûre. Le chef de Stadaconé est maintenant Achelacy. Cartier lui confiera ses enfants pour qu’ils puissent apprendre la langue iroquoise.
Quelque temps plus tard, Jacques Cartier et ses hommes découvrirent des petites pierres blanches qu’ils croient être des diamants, sur l’actuel site Cap-aux-Diamants. Mais en réalité, ce n’est que du quartz.
Durant l’hiver 1541-1542, une nouvelle vague de scorbut frappa son équipe, en plus les Iroquois assassinent des membres de l’équipe de Cartier, ce qui en résulte la mort de 35 personnes. Cartier décida de retourner en France à nouveau.
La ville de Québec a officiellement été fondée par Samuel de Champlain le 3 juillet 1608, sous l’aile de Pierre Dugua de Mons, sur un site situé à proximité d’un ancien village iroquoien autrefois appelé Stadaconé dont le chef était Donnacona. L’emplacement, connu aujourd’hui sous le nom de place Royale, devient le berceau de la francophonie en Amérique du Nord. À l’aube du XVIIe siècle, le site actuel de la ville de Québec n’était alors plus visité que par quelques nomades algonquins. Puisque c’est là où le fleuve rétrécit, le lieu semblait propice à l’établissement d’une colonie permanente.
Après la tentative manquée de l’amiral William Phips de prendre Québec en 1690, le gouverneur Frontenac fit ériger des remparts à l’ouest de la ville. Une cinquantaine d’années plus tard, sous la menace d’une nouvelle guerre avec les Anglais, on édifia d’autres remparts un peu plus à l’ouest.
À la fin du Régime français, le territoire de l’actuelle ville de Québec est contrasté. Bois, villages, champs en culture et pâturages entourent la ville de 8 000 habitants. Celle-ci se démarque par son architecture monumentale, ses fortifications, ses rues boueuses et insalubres, ses riches maisons de maçonnerie et ses bicoques des faubourgs Saint-Jean et Saint-Roch. Malgré son urbanité et son statut de capitale, Québec reste une petite ville coloniale étroitement liée à l’arrière-pays. Les habitants viennent s’y procurer des marchandises de France et vendre leurs surplus agricoles et du bois de chauffage aux deux marchés de la ville.
En 1759, le siège de Québec, puis la bataille des Plaines d’Abraham livrèrent la capitale de la Nouvelle-France aux troupes britanniques et furent un événement majeur de la guerre de Sept Ans. La ville en ressort dévastée.
Régime britannique
En avril 1760, le maréchal de Lévis remporte la bataille de Sainte-Foy. Cependant, l’arrivée de renforts britanniques oblige l’armée française à se replier vers Ville-Marie, qui capitule à son tour, en septembre 1760. Trois ans plus tard, la plupart des possessions françaises d’Amérique du Nord sont cédées à la Grande-Bretagne. L’ancienne capitale de la Nouvelle-France devient celle de la « Province of Quebec ».
En 1775, à la suite du deuxième congrès continental, avant la révolution américaine, la garnison britannique de la ville de Québec est attaquée sans succès par les troupes américaines de Benedict Arnold lors de la Bataille de Québec (1775). Le général américain Richard Montgomery y trouvera la mort. Quant au major general britannique Isaac Brock, il fortifiera la ville en renforçant ses murs et en élevant une batterie d’artillerie juste avant la guerre de 1812.
Tout au long des XIXe et XXe siècles, la ville de Québec fut la principale destination d’un nombre croissant d’immigrants, qui quittèrent annuellement les îles Britanniques pour venir s’établir en Amérique du Nord, en raison de sa situation sur le fleuve Saint-Laurent, principale voie navigable en Amérique du Nord. Ainsi, vers les années 1830, la ville de Québec accueillit une moyenne annuelle de 30 000 nouveaux immigrants, dont les deux tiers furent des Irlandais.
Québec a été la capitale du Canada de 1859 à 1865, l’avant-dernière ville à l’être avant son transfert définitif vers Ottawa. La « Conférence de Québec » de 1864 sur la Fédération canadienne y a été tenue.
En 1917, la construction du pont de Québec, reliant Québec sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent à Lévis sur la rive sud, est achevée. Il est, depuis ce jour, le plus long pont à structure cantilever au monde. Pendant sa construction, deux effondrements de la partie centrale du pont coûteront la vie à plus de 80 ouvriers.
En 1920, le Royal 22e Régiment emménage à la Citadelle. Pour la première fois depuis 1759, des troupes francophones assument la garde du Gibraltar d’Amérique.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, deux conférences inter-alliées furent tenues à Québec. La première rassembla en 1943 Franklin Delano Roosevelt, président des États-Unis ; Winston Churchill, premier ministre britannique ; William Lyon Mackenzie King, premier ministre du Canada et T.V. Soong, ministre des affaires étrangères de la Chine. La seconde fut tenue en 1944 et Churchill ainsi que Roosevelt y participèrent. Elles furent tenues à la Citadelle de Québec et au Château Frontenac.
L’arrondissement historique de Québec, le Vieux-Québec, est classé patrimoine mondial par l’UNESCO en 1985. Québec demeure la seule ville en Amérique du Nord à avoir conservé ses remparts qui regroupent de nombreux bastions, portes et ouvrages défensifs ceinturant toujours le Vieux-Québec. La Haute-Ville, située au sommet de la falaise, centre social et administratif, avec ses églises, ses couvents et autres monuments comme la redoute Dauphine, la Citadelle et le Château Frontenac, et la Basse-Ville, avec ses quartiers anciens, forment un ensemble urbain qui est un des meilleurs exemples de ville coloniale fortifiée.
En 1997, le Gouvernement du Québec décide de créer un organisme d’État, la Commission de la capitale nationale du Québec, ayant comme but d’embellir la capitale, conseiller et promouvoir cette dernière.
En avril 2001, Québec fut l’hôte du Sommet des Amériques pour discuter de l’accord de libre-échange des Amériques (ZLEA). La conférence fut marquée par des affrontements importants entre les forces policières et des groupes altermondialistes ainsi que par la décision de murer une partie de la ville autour des lieux de la conférence pour des raisons de sécurité.
De capitale à chef-lieu
Québec, depuis les débuts de son existence, a été la capitale ou le chef-lieu d’un ensemble de territoires désignés :
* de 1608 à 1627 et de 1632 à 1763, elle est la capitale du Canada et de toute la Nouvelle-France ;
* de 1763 à 1791, elle est la capitale de la province de Québec ;
* de 1791 à 1841, elle est la capitale de la province du Bas-Canada ;
* de 1849 à 1865, elle est celle de la province du Canada ;
* de 1867 à aujourd’hui, elle est la capitale nationale du Québec.
Aujourd’hui, elle est toujours la capitale nationale du Québec. Elle est le chef-lieu de l’agglomération de Québec, de la Communauté métropolitaine de Québec et de la région administrative de la Capitale-Nationale. Elle est aussi la principale agglomération de l’est du Québec. Sa population avoisine maintenant les 700 000 habitants et se classe ainsi deuxième Ville en importance au Québec, après Montréal.
Publié par : Marcel Charland
à 09:57:37
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